retour

#Anticolonial.

Arts visuels    Conférence    Performance   

▟ Rencontres raisons sensibles #1

 

06.06.2022 → 06.06.2022

Spectacle

  • 6 juin : 12h00
 

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

  

Durée : 12h-22h

Tarif : Entrée participative

Les Rencontres Raisons Sensibles, dont l’édition #1 se tient à Toulouse du 1er au 12 juin 2022, sont organisées par le CRS ! Collectif Raisons Sensibles, un groupe affinitaire de terrestres sapiens qui font du théâtre, des bandes-dessinées, des gravures, des textes, des éditions, du son, du film, de la théorie, des luttes, des études, des dépressions, etc. Le point de départ est une passion commune pour la théorie critique, plus précisément la critique de la valeur-dissociation, une critique radicale de la totalité patriarcapitaliste et de sa raison instrumentale qui nous mutile via le Travail, la Valeur, la Marchandise, l’Etat, la Féminité, la Masculinité, etc. Avec Raisons Sensibles, on ne renonce pas à la raison, on réinjecte dans la raison l'émotion qui en a été historiquement dissociée par le processus de modernisation capitaliste. Durant les Rencontres Raisons Sensibles, nous proposerons des formes artistiques (théâtre, bandes dessinées, films, arts plastiques et sonores…) en lien avec la pensée critique radicale (café philo, conférences, arpentage, etc.) et nous y associerons des théoricien·nes pour débattre de ces œuvres avec les publics, pour faire dialoguer théories et pratiques, pour échanger au sens large sur les mécanismes de dominations (Patriarcat / Travail et Capitalisme / Racismes / Validisme / Anthropocentrisme…). Une table de livres, avec une sélection d’éditions de théories critiques et d’arts visuels, sera tenue par la librairie Floury. Des rencontres seront enregistrées par Radio Radio Toulouse

13h30-18h

Exposition collective
L’exposition FRMKKCDM&MMDSSEM rassemble le duo KCDM&MMDS, le collectif Frémok et le projet Sites en mutation. Les pratiques (bd, vidéos, dessin, photographie, gravure, micro-édition, peinture), les formes, les supports et les contenus sont hétéroclites. Le duo KCDM&MMDS met l’accent sur le dessin et les imaginaires dans le contexte de l’industrie culturelle et compose des mises en situations, des assemblages singuliers et des détournements pour mettre à jour une dimension spectaculaire à l’œuvre dans nos réalités, dimension spectaculaire qui contraint les imaginaires. Le collectif Frémok met en évidence l’en cours de la pratique artistique et bédéiste, ce qui est en train d’être fait et est par là même inachevé de façon à retarder la réification qui guette. Via une variété de projets gravés (dont la revue HOLZ), peints ou dessinés, Frémok propose un partage du sensible qui interroge ce qui fait récit et ce qui fait image hors des sentiers battus, remet en question les liaisons narratives standardisées et normées de l’industrie culturelle. Le projet Sites en mutation s’intéresse aux lieux dont l’affectation est en cours de changement mais dont l’avenir est incertain et sujet à des rapports de force (lieux délaissés, friches, bâtiments vides, lieux occupés, chantiers à l’arrêt,…). Par diverses approches artistiques (vidéos, maquettes, dessins, livre, photographie), activistes, expérimentales qui décalent le propos, les pratiques s’inscrivent dans une économie de moyen et proposent à l’ensemble des protagonistes (résidents, voisins, experts, professionnels,…) d’échanger autour de visions, d’imaginaires et non plus autour de chiffres, de plans imposés par une planification extérieure. Diverses rencontres et divers ateliers en lien avec l’exposition sont prévus.

14h-18h30

Après-midi anticoloniale

 

  • 14h-15h : Labo SAYWA : Laboratoires de pratiques sur le corps, les identités et les frontières. Restitutiondu Labo Saywa #4 Ruido (bruit) et expériences des fuitesécoute collective suivie d’une discussion avec le public.
    Saywa signifie en quechua – limite, frontière, ligne, jalon – nous parlons depuis ces lieux/interstices, construire notre voix, notre « empowerment » en racontant nos histoires, en partageant nos pratiques et nos imaginaires. Nous voulons promouvoir et rendre visibles les pratiques des MigrantE.X.s ou liées à l’expérience migratoire. L’idée est de générer un laboratoire où nous pouvons échanger des connaissances, des savoir-faire, nous rencontrer pour explorer un thème et confronter nos points de vue, partir de nos différentes expériences et vécus. Avec Ailin Ligarda (harpiste, improvisatrice libre, compositrice et enseignante) et des membres du Labo Saywa.
  • 15h-16h : L’esthétique du théâtre contemporain béninois entre origine rituelle et inventions contemporaines, par Yéroné Serge Koto
    L’exil aiguise le regard par rapport à l’Histoire ou tout au moins amène à l’interroger, à la regarder autrement. Ainsi, il permettrait au colonisé de tenter de s’exiler de la « Colonial Mentality ». Si pour le chercheur nègre contemporain, l’expérience exilique est une lutte décoloniale, qu’en est-il de l’expérience des artistes exilés ? Dans une solitude mélancolique, comment ceux qui ont coupé le pont de gré ou de force avec leur pays d’origine et qui sentent un rejet dans leurs pays d’accueil expriment-ils cette expérience ? Il ne s’agit plus de faire un art répondant aux exigences des normes du théâtre occidental mais d’un théâtre semblable à soi puisque le « soi » ramène à l’autre. Ces artistes béninois ne sont donc pas restés en marge de ce détour pour revenir à soi, loin des « africaneries » relevant de l’assimilation d’un théâtre occidental. De quels masques ces auteurs usent-ils pour contrer les influences occidentales sans les nier ?
  • 16h-17h : L’art de la drag et la solidarité sociale aux Philippines, par Luther Aquino
    Aux Philippines, une nouvelle génération des activistes LGBTQIA+ utilise de nouveaux modes d’activisme pour approfondir la solidarité entre la communauté queer et d’autres communautés précaires. Cette intervention vise à élucider en particulier les tentatives d’approfondir cette solidarité moyennant l’art de la drag.
  • 17h-18h30 : Nous avons des cendres pour offrandes, par Gabriel et Lucas Tétry-Rivière
    Projection et conférence dialogique performative (Glissant, créolisation, la “plantation dans la rétine” comme rémanence du colonialisme…).
    Nous avons des cendres pour offrandes,
    un film de Lucas Tétry-Rivière
    France | 2021 | 25 minutes
    Muni-e d’un appareil photo et un téléphone portable, iel se lance pour mission d’établir la première archive numérique de sa famille, par le biais des récits oraux et du quotidien de sa grand-mère, Reine Tétry, née sujette de France en 1925. Entre un hommage, un rituel et une invocation, ce film-tribune de 25 minutes aborde les esprits des ancêtres et la mort à venir. En collaboration avec son frère, Gabriel Tétry-Rivière, doctorant en philosophie politique, narrateur du film et Dominique Amouny, professeur et spécialiste de musique carnatique, ce film constitue un paysage de l’expérience vécue à partir de la plantation jusqu’au devenir des descendent-es d’engagé-es hindous, dont le-a réalisateur-ice est issu-e. Iel nous parle d’héritage et de responsabilité, dont sa génération s’engage à la prise en main et à la constitution d’un horizon avec pour matrice l’hommage aux ancêtres.

19h

Performance de lecture collective
Nous sommes partout / collectif Nous sommes partout
Ces deux dernières années, le collectif Nous sommes partout a collecté des textes et des témoignages d’activistes qui dessinent l’horizon militant de Suisse romande (antifascistes, féministes, anticapitalistes, antiracistes, antispécistes, etc.). Témoignages écrits pour l’occasion, transcriptions de discussions orales auto-organisées, récits d’action… forment une constellation de paroles politiques inédites, que le collectif propose à la lecture collective durant un arpentage d’un genre particulier. On pourra aussi les découvrir en ligne, sur une base de données en extension permanente : www.noussommespartout.org

21h

Performance & chanson critique
Fétiche-Blues / Ioanes Vogele & Roxane Borgna
« Tout le monde se discipline
à servir la « belle machine »
créer d’la valeur abstraite
sous forme de bombes ou de chaussettes »
Que fait la poésie à la pensée ? Que fait la chanson à la théorie ? Que fait le cabaret à la critique ? Le cabaret s’empare du monde, décortique son essence-catastrophe, et tente d’aller voir derrière l’image-fétiche autonomisée. Ce cabaret est une tentative de dialogue entre la théorie critique du fétichisme de la marchandise et la chanson métèque (sans origine contrôlée).
Avec la participation de Karl Marx, Roswitha Scholz, Robert Kurz, Guy Debord et aussi Ioanes Vogele, chanteur-traducteur ; les actorices-renversatorices : Roxane Borgna, Olivier Deprez, Lou Durand, Sylvan Hecht, Virgile Simon, Yaouenn Tenin ; les collaborateurs désirés, regards complices&affinités de Martin Marques & Antoine Wellens ; sur des gravures d’Olivier Deprez et des dessins graphiques d’Acid Prod.

En continu

Fanzinat par KCDM&MMDS : Boîte à Fanzine CRS participatif à disposition pour toustes, réalisations/rédactions sur place ou par mail durant les Rencontres.
Lors de chaque édition des Rencontres Raisons Sensibles, un nouveau fanzine sera élaboré à partir des contributions déposées par les publics, les actant·es, participant·es et membres du CRS ! Collectif Raisons Sensibles. Fanzine n°1sera donc à constituer pendant cette première édition en déposant vos contributions (illustration, collage, bd, gravure, photo, texte, article, poème, nouvelle, témoignage, etc) dans la Boîte à Fanzine ou en les envoyant durant les Rencontres par mail à : fanzine.crs@raisons‐sensibles.net

réservation

PASS JOURNÉE : 12h-22h
PASS SOIRÉE : 19h-22h
PASS DÉTAIL

 

Veuillez nous informer par mail le pass que vous choississez si vous prenez le PASS DÉTAIL veuillez nous stipuler le/les événement(s) choisi(s) avec le nom suivi de l’horaire.

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

Liens

JOUR 6

retour