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ART-ACTION

PRAXIS

Performance   

 

Résidence

  • 02/05/2022 → 06/05/2022
 
  
  

Ce groupe d'artistes pratiquant l’art-action* à géométrie variable qui tend à rendre visible les diverses formes de ce médium que et ses multi- ples formats de diffusion. Nous voulons créer un laboratoire de recherches avec des temps de ren- contres et d’expérimentation formelle et théorique entre les membres du collectif et avec le public. Nous ne nous identifions pas comme un groupe fixe mais préconisons plutôt un concept de travail dont la visée première est de promouvoir un échange d’idées ouvert et libre. * art-action : Action - corporelle ou verbale - qui se déroule dans un temps et un espace défini avec ou sans public. L’affirmation du caractère artistique de cette action par son auteur.e est ce qui l’établit comme tel.

Propos

Le groupe Praxis invite :

Æ, Pascale Ciapp, Kamil Guénatri et Chung Hsing-Fu à un évènement sur l’art performance pour une résidence qui se déroulera du 2 au 7 mai 2022 au théâtre du Ring. Ce temps permettra de montrer les différents enjeux qu’engagent cette discipline aujour- d’hui, en défendant son identité à part entière.

BIO(S)

AE

Né en 1975, vit et travaille dans le pays Viganais (gard)

Sonder

L’imagerie scientifique m’a toujours nourri, tant pour les diverses vues qu’elle offre de la nature, que pour ce que révèlent ces vues. Qu’elles soient anatomiques, sous- marines ou astronomiques, tout en elles indique l’acharnement à fouiller et objectiver la nature. Les colorisations stridentes, les coupes, le grossissement permanent, le cadrage vindicatif et l’isolement de telle ou telle parcelle de nature, produisent une certaine esthétique de la recherche. L’avalement sans fin du monde.

Mon travail entretient avec tout cela un rapport para- doxal et dynamique.

Je cherche avec simplicité et régularité, à exprimer la saveur du vivant. Je travaille en m’appuyant au maxi- mum sur les propriétés naturelles du médium, et la propension de chaque matériau à générer des images par transformation, révélation. Ce faisant, l’espace pictural coïncide parfois avec l’écho de l’imagerie. Pourtant ce que je peins n’est ni surréaliste ni hyper- réaliste, ce que je peins témoigne d’une recherche en profondeur du réel.

Julien Bouissou

 

PASCALE CIAPP

Pascale Ciapp est née en 1963 à Versailles. Elle passe son enfance dans un bar que tiennent ses parents en Bourgogne. En 1989, elle vient vivre à Sète, dans le sud de la France.

Ses premiers travaux artistiques sont photogra- phiques, elle photographie de loin les gens qu’elle observe et écoute. Observer et écouter le monde des adultes, elle fait ça depuis son enfance dans le bar de ses parents. Elle entretient avec les autres une relation distante en position de voyeuse par appa-

reil photo interposé. Les travaux de Man Ray, Hans Belmer, Alain Fleischer entre autres, l’accompagnent.

A travers les travaux de Marey, elle s’intéresse aux déplacements des corps physiques en mouvement ce qui l’amène très vite à porter son attention sur son propre corps dans l’action de photographier.

C’est après avoir terminé son installation photogra- phique «Allez vous faire voir» en 1996 qu’elle réalise, après avoir pris en photos les yeux d’environ 400 personnes que l’action de photographier l’intéressait beaucoup plus que les photos prisent. C’est à partir de ce moment-là, elle se consacrera essentiellement à l’art d’action (art performance) en poursuivant ses recherches sur le concept du « corps marqué »: du marquage physique éphémère au marquage physique et psychique permanent.Aussi, la trace, l’empreinte de son corps, puis du corps de l’autre, des corps des autres, l’ont amenée à un long processus de réflexion qui se développe et nourrit ses œuvres-performances.

Elle s’approprie des références artistiques, anthropo- logiques, scientifiques, économiques, les médias de masse et les cultures populaires.

Avec plusieurs artistes locaux elle a fondé en 1995 le collectif Zyzomys qui interroge des questions fonda- mentales de l’artiste et de l’art actuel.

Elle intervient dans plusieurs festivals, galeries et évènements réputés en France et à l’étranger. Elle y rencontrera Stuart Brisley, des artistes du Black Market, Joël Hubaut et beaucoup d’autres… mais c’est de Diogène dont elle se sent toujours la plus proche après la lecture de «Cynismes» de Michel Onfrey et beaucoup plus récemment de «L’art d’action à l’ombre de Diogène» de Jean-Luc Lupieri qu’elle a rencontré à plusieurs reprises.

Très engagée dans le développement de sa pratique artistique et de l’art contemporain en général par le biais des lieux alternatifs, intermédiaires et croyant au lien fondamental entre l’œuvre de l’artiste et sa vie, elle crée en 2006 l’Espace o25rjj, un lieu, chez elle, destiné à la démocratisation de l’expression contem- poraine pluridisciplinaire pour une accessibilité à l’art pour tous. Elle y invite en résidence et y expose de nombreux artistes. Elle propose aussi des ateliers d’art action aux adultes et aux enfants.

Pendant 3 ans, elle a co-organisé dans son village « Entre Chien & Loup » un Evènement Populaire d’Art Contemporain annuel avec ce slogan : L’art contem- porain dans tous ses états, partout et pour tous. Le temps d’un week-end les habitants du village accueil- laient chez eux œuvres d’art et artistes : installations et performances en intérieur et sur l’espace urbain. Elle abandonne ce projet faute de moyens et crée fin 2015 la F.L.A.C., la Façade Locale d’Art Contemporain, un nouvel espace d’exposition dédié aux artistes, sur la façade de son habitation.

Elle utilise la photographie et la vidéo comme médias pour des photos-action ou vidéos-action ou comme traces de documentation. Ses observations et recherches l’amènent aussi à produire occasionnel- lement des sculptures-objets, des installations en résonnance avec ses projets de performances.

Ayant a fait très jeune le choix de ne pas avoir à vivre à tout prix de sa production artistique, avec sa for- mation de comptable, elle a occupé différents postes en fonction de ses besoins économiques, activitées qu’elle considère comme faisant partie de ses champs d’expérimentation et de réflexion.

 

KAMIL GUENATRI

Kamil Guenatri (La Terrasse) puise ses influences dans la littérature, la poésie et la philosophie trans- posés, sans compromis, au domaine des arts visuels. Cet entretien questionne la construction de la démarche artistique de l’artiste : du « mythe de la terrasse » à l’acte performatif dans lequel l’enga- gement du corps est plein et franc. Tout en prenant le temps du quotidien et du détail, cette discussion amorce des questionnements plus larges et engagés relatifs aux recherches dans les Disability Studies et les Disability Arts.

 

CHUNG HSING-FU
Né à Taiwan en 1992, Licencié Département des Beaux-Arts, NTUA (Université Nationale des Arts de Taiwan ) en 2014. Diplômé du DNSEP Art à ISDAT (L’institut supérieur des arts de Toulouse) en 2019.

« Ce que je cherche à exprimer s’inspire de nouveaux débats issus des idéologies sociales. Par l’intermédiaire d’installations ou de performances, j’engage un dialogue avec les traces de l’histoire. Surgissent alors les apparences de la société telle que je la perçois de mes propres yeux.

Par le passé, j’ai tenté une manière “ritualisée” de susciter un dialogue avec les contes populaires, entremêlant dans le texte des éléments idéologiques de l’histoire: le brassage ethnique, les liens ou les conflits culturels, transformation de la convention journalière.

Je ne souhaite pas apporter d’explication à l’histoire, mais j’utilise simplement la logique de la pensée culturelle actuelle pour entrer en dialogue avec des évènements historiques, des conventions journalières. Par marquer le rapport entre le corps et le territoire, j’aspire à combiner la performance et l’installation, et faire ainsi émerger territoire sous une autre apparence. »

Distribution

Le groupe Praxis invite :

Æ, Pascale Ciapp, Kamil Guénatri et Chung Hsing-Fu

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