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BOBINES

Compagnie Cox Igru

Théâtre   

 

Résidence

  • 20/06/2022 → 25/06/2022
 
  
  

BOBINES, forme vocale-actorale-musicale, enchâsse des portraits de figures féminines emblématiques ou anonymes, réelles et/ou fabulées, où prime la question du crédit accordé à la parole de celles-ci : Bécassine, Yvonne princesse de Bourgogne, Olga, Madeleine Riffaud... La récitante et le musicien se placent dans une dynamique de tissage, de mise en relai de ces nombreuses voix, tantôt infimes, tirées des oubliettes, ou rendues muettes, silencieuses, tantôt compulsives, explosives, ou faisant acte de « tenir parole » : une polyphonie. A travers les âges, la récitante et le musicien prêtent l'oreille, y invitent les spectateurs, et in fine fomentent un peuple à venir. « Pour imaginer collectivement un horizon politique au-delà du régime capitaliste patriarcocolonial, il faut modifier nos récits sur nous-mêmes : nous raconter notre propre histoire autrement, percevoir et nommer ce qui nous arrive autrement ». P.B Preciado

PROPOS

Mon intention initiale en écrivant BOBINES était de questionner l’état ou le degré du crédit accordé à la parole de femmes, à des époques, environnements socio-politiques et domaines différents, à travers une mise en portraits de celles-ci, successivement.
Ecriture pour en effectuer une mise en scène.
Au final, écriture plutôt poétique que théâtrale.
Poème de voix.
Puis dans un même mouvement, sont apparus le fait que je souhaitais porter ce texte, qu’il s’agencerait avec un musicien en live, un complice, et que nous aurions affaire à une petite forme.
L’intention de faire entendre des voix multiples et des registres de langue hétérogènes propulse la récitante, en tant que caisse de résonance de ces paroles, dans une dramaturgie du disparate et du fragment.
Dès lors, comment faire entendre ce disparate ?
Comment faire tenir debout cet ensemble de fragments?
Et donc, plus concrètement, de quoi parle t’on ?

Dans les confusions, instabilités, brouhahas en tous genres et de toutes espèces, comment gagner sa clarté, sa « voix au chapitre », et pour quoi faire ?

D’abord faire le travail du choix, de la pertinence et de la mise en relief : mettre en jeu une récitante portant et se questionnant sur sa propre parole et sur celles d’autres femmes : l’emblématique Yvonne princesse de Bourgogne, Olga (personne réelle fabulée), Madeleine (Madeleine Riffaud, poétesse, résistante, grand reporter, réelle et fabulée).
Faire entendre des voix incarnées et porter le dilemme de la parole et du silence comme dimension poétique et politique.
Ensuite, au-delà du déterminisme du contexte, esquisser dramaturgiquement une ligne de résolution (?), du moins d’ouverture.

Démarche de la compagnie

Modus Operandi
Tirer le fil, dérouler la pelote, suivre le flux des matières ou matériaux
Matériau-cirque…matériau-danse…matériau-théâtre et autres matériaux à création artistique

 

Trajectoires nomades
« Je est un autre », l’éprouver et conchier les discours aux passions tristes
Poèmes rhizomatiques tragi-comiques de scène, de voix
Rehausser un corps d’intuition : espace incertain qui ne barguigne pas
Entre chien et loup, faire se lever un chant de chimères

Distribution

Autrice, récitante : Nadège Perriolat
Musicien : Stéphane Barascud
Regard extérieur : en cours

 

Production : cie Cox Igru
Avec le soutien de la Cave Poésie et Uzeste festival
en cours : Espace Roguet, Théâtre Maison du Peuple Millau

©emiliano-vittoriosi ©nicole-johnson ©faris-mohammed
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