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CARBONES PAROLES

  • Bianca Millon-Devigne
  • Sylvain Ameil

Arts plastiques    Arts visuels   

 

Résidence

  • 05/07/2021 → 16/06/2021
 
  
  

RUGOSITÉ. De la surface rugueuse au grain : un jeu visuel entre les formes géométriques simples est mis en place. On voit la trame précise d’une image texturée. On observe des planches de motifs géométriques simples qui semblent en être le zoom. Puis se dessinent des formes élémentaires - signes - dans des objets trouvés sur place qui ont été catalogués. Les déclinaisons saisonnières ont en commun les couleurs et ce jeu infini entre des formes simples dans lesquelles on zoom et dézoome. 

Présentation

La nouvelle équipe du RING, scène périphérique a fait appel à carbone paroles pour redessiner son image. À l’automne 2020, en résidence sur place, carbone paroles a travaillé en collaboration avec toute l’équipe pour dessiner une identité visuelle évolutive matérialisée dans différents supports, au gré des nécessités : cartons d’invitation, programmes, affiches, site web, drapeaux, scéno de lancement, etc. L’objectif de cette seconde résidence de juillet 2021 est la création des prochains objets communicants.

Carbone paroles a créé, grâce à la complicité et à la confiance du RING, une identité protéiforme, teintée et variable, s’éloignant du protocole publicitaire traditionnel qui aurait exigé un logo martelé sur tous les supports et un système d’affichage standardisé. Le RING est un endroit qui reçoit et accompagne les projets pluridisciplinaires dans la phase de création. C’est un lieu de matière scénique et intellectuelle en gestation, qui évoluera aussi selon les propositions et nécessités. Cette versatilité et l’ancrage dans ce lieu spécifique était au cœur de la proposition graphique.

La volonté était de créer des outils à communiquer qui aient une place dans le quotidien de l’équipe du RING et qui permettent une évolution graduelle (par semestres) de l’image dans le temps .

Identité

CARBONE PAROLES est un duo de graphistes, réunissant Bianca Millon-Devigne et Sylvain Ameil. L’objet de cette collaboration est de répondre à des commandes graphiques (identité visuelle, signalétique) et éditoriales (livre, scénographie, commissariat), et aussi d’investir des terrains de recherche pratiques et théoriques autour de l’acte d’éditer, de la place de l’image et des manières de la générer, entremêlant les étapes de création et les scénarisant. Ensemble, il produisent des images, en raniment d’autres qu’ils trouvent, voire chassent.

Leurs productions prennent souvent forme imprimée et s’étendent aussi  hors du livre. En ce moment, le duo poursuit ses recherches avec le projet SOLIDES, soutenu par la DRAC, dans lequel ils expérimentent des techniques d’impression textile et le montage de structures légères en vue de futures actions.

BIO(S)

BIANCA MILLON-DEVIGNE                   

Bianca Millon-Devigne cherche à questionner, repenser, générer et utiliser les formes graphiques par différentes approches : tout autant plastiques, éditoriales, que pédagogiques ou encore curatoriales. En tant que graphiste, elle répond à des commandes graphiques et éditoriales, et a beaucoup travaillé avec des chorégraphes et architectes. Elle travaille notamment depuis une dizaine d’années avec la chorégraphe Patricia Ferrara, avec qui elle a proposé des formes variées, entre danse et graphisme, allant du livre à danser à la production d’objets graphiques lors de résidence partagée, ou au suivi et à la diffusion de projet de danse sur le territoire.

Sa pratique s’est toujours faite à l’intersection entre les pratiques et les médiums, envisageant le design graphique comme un moyen de répondre à différentes nécessités de mise en formes, allant du livre à la scénographie, en passant par l’objet, le costume ou les formes numériques.

Bianca enseigne le design graphique à l’ISDAT à Toulouse et intervient ponctuellement lors d’ateliers graphiques auprès de différents publics. Au cœur de son approche pédagogique et des outils mis en place : les modes collaboratifs de production, l’apprentissage et la lecture de l’image.

 

SYLVAIN AMEIL

Après la gestion d’une entreprise de marquage textile et de signalétique, Sylvain s’est mis à travailler comme graphiste indépendant et a découvert la gravure à l’atelier de La Main Gauche, Toulouse. Cette pratique l’a conduit à des temps de résidence artistique, à animer des ateliers auprès de différents publics et à exposer ses productions. En 2013, il intègre le collectif IPN dont il fait toujours partie. Juste avant cette installation, après avoir animé des stages d’offset en Ariège sur une presse à épreuve, il pratique un temps la lithographie dans la rue avec le projet de la cavale du lithographe : un vélo, une remorque, une presse à lasagnes, de l’encre offset et du Coca-Cola.

Il développe aujourd’hui une approche du graphisme via la production d’images, ayant une pratique soutenue du dessin et une volonté de rester ancré dans la fabrication.

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