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EXPÉRIMENTATION KARAMAZOV(S) / L’intégrale – Parties 1 & 2

Un homme s'énerve

  • Sophie Adoue

Théâtre   

 

Résidence

  • 09/11/2020 → 20/11/2020
  • 25/10/2021 → 30/10/2021
  • 08/11/2021 → 18/11/2021
 
  
  

Skotoprigonievsk, petite ville de province russe, près du lac Ilmen, 1865- 1866. Là, entre ses trois fils légitimes tous trois orphelins de mère, Dmitri l'aîné, Ivan le cadet et Aliocha le benjamin, auxquels il faut adjoindre un quatrième, le bâtard Smerdiakov relégué au rang de laquais, sévit le vieux Fiodor Pavlovitch Karamazov. Violent, rusé, avide d'argent et de sexe, impudique, vulgaire et sans principes, il est redouté par ses fils. Affaires d'argent, de morale et de rivalités amoureuses secouent et déchirent cette famille russe de petite noblesse, jusqu'au jour où le père Karamazov est retrouvé assassiné ! C'est Dmitri qui sera arrêté, jugé et condamné pour parricide, quand le coupable est en réalité tout autre et se cache parmi les frères. Car tous ont pu le tuer. Tous, au moins, ont désiré sa mort...

PROPOS

Loin de toute approche didactique ou édifiante de l’œuvre, la Cie un homme s’énerve s’empare ici du roman de Dostoïevski au-delà de la narration et de la littérature, dans une approche beaucoup plus iconoclaste que celle de l’habituelle adaptation théâtrale.

Ici, donc, point de fil rouge dramatique, de psychologie des personnages, de réalisme historique, de distribution unilatérale des rôles… Mais une plongée au cœur de la fantasmagorie karamazovienne par une équipe à la distribution entièrement féminine, une violoniste et quatre comédiennes, entrant en résonance intuitive avec le roman, sa poétique immanente, et le thème majeur de l’Enfance blessée au cœur du roman de Dostoïevski.

Expérimentation Karamazov(s) donnera ainsi naissance sur scène à une nuée de figures karamazoviennes, tant masculines que féminines, comme déplacées de l’histoire, et prenant vie ici dans une mise en scène des corps et de l’oralité, par ailleurs peut-être plus à même de révéler quelque chose de la poétique dostoïevskienne…

DÉMARCHE DE LA COMPAGNIE

Naissance : 2016

Résistant envers et contre tout à l’engrenage de la fabrication de spectacles, la Cie un homme s’énerve place au cœur de son processus de création le temps de la recherche et de l’expérimentation. 

Faisant ainsi l’expérience de sa propre liberté, elle emprunte des chemins de traverse pour proposer des espaces d’imagination, de rêverie, d’inattendu formel et dramaturgique, d’expérience contemplative radicale…

La Cie un homme s’énerve est une compagnie de théâtre contemporain. Elle s’investit à la fois dans le champ de la création théâtrale et de la transmission auprès des amateurs et des professionnels.  Son théâtre est un théâtre de la mise en scène, dans lequel le temps, l’espace, le corps et la parole concourent ensemble à la mise en place d’un théâtre de l’expérience. 

La musique, interprétée en direct, y joue un rôle essentiel. Un grand travail sur la langue et la capacité de l’acteur à l’appropriation du texte comme parole à la fois objective et profondément personnelle y est réalisé. L’acteur y est un acteur au présent, loin de toute interprétation figée et psychologique. 

La Cie un homme s’énerve nourrit un amour certain pour la question du Récit. En l’occurrence, ses choix de mise en scène portent souvent sur des œuvres romanesques initialement non écrites pour le théâtre, et parfois réputées impossibles à mettre en scène.

BIO(S)

SOPHIE ADOUE

Sophie Adoue, comédienne et metteure en scène, étudie les Arts du spectacle à l’Université Michel de Montaigne à Bordeaux. Après l’obtention d’une maîtrise, elle continue de se former au jeu et à la direction d’acteur en intégrant la formation professionnelle Vers un acteur pluriel du Théâtre 2 l’acte (31). Elle complète cette formation par des cours particuliers au jeu d’acteur auprès de Jean-Yves Michaux, acteur dans les création de Valère Novarina.

Afin d’approfondir les fondamentaux du jeu d’acteur, elle poursuit sa formation en intégrant la formation professionnelle Présences d’acteurs du Théâtre le Hangar (31), dans laquelle une place prépondérante est accordée au travail du corps et à l’acte de dire.

Elle travaille alors comme comédienne interprète pour la Cie Alter Artes, La troupe des Schlingués, la Cie Iatus, la Cie Monsieur,Madame… 

Sous le pseudonyme d’Anska Gluck, elle co-fonde et co-anime en 2015 avec Arnaud Romet de la Cie Iatus, Hungerr Dong, une émission radiophonique de création sonore « poético-libertaire-dadaiste-expérimentale à vocation contre-culturelle », diffusée sur Canal Sud en 2015 et 2016, et pour laquelle elle crée diverses pièces sonores.

En 2016,elle fonde la Cie un homme s’énerve et lance le projet «Expérimentation Karamazov(s)» .

Elle propose également depuis 2019 un atelier de formation et d’entraînement de l’acteur s’adressant aux jeunes comédiens en voie de professionnalisation: L’acteur conscient, espace de création théâtrale.

 

LAETITIA BOYAULT

Lætitia Boyault étudie les Arts du spectacle à l’Université de Besançon tout en intégrant le Conservatoire d’Art dramatique. Elle effectue également des stages au Centre Dramatique National (jeu, marionnette). En 2010, elle intègre la formation professionnelle Vers un acteur pluriel du Théâtre 2 l’Acte (31). Elle y rencontre Sophie Adoue, comédienne, avec laquelle elle entame un travail de recherche sur la parole au Théâtre comme source d’énergie dramatique, et ce à partir du roman « Les frères Karamazov » de Dostoïevski. Cette exploration pratique est en lien avec sa recherche théorique sur la question de la voix et ses potentiels dans l’Art dramatique.

Elle choisit alors de poursuivre sa recherche sur la voix de l’acteur et entame un Doctorat à l’Université de Nice Antisophia. Elle est invitée en 2017 à intervenir lors d’un colloque international à Paris sur le thème de la voix au théâtre : « L’écho du Théâtre, dynamiques et construction de la mémoire phonique du 20ème et 21ème siècle ».

Elle se professionnalise comme directrice du travail vocal pour diverses compagnies théâtrales. Chargée de cours en licence Art de la scène à l’Université de Lille 3, elle commence alors à jouer pour France Radio.

Elle propose depuis 2019, en binôme avec Sophie Adoue, un atelier de création théâtrale, de formation et d’entraînement de l’acteur s’adressant aux jeunes comédiens en voie de professionnalisation.

Elle anime en parallèle plusieurs stages collectifs sur les techniques vocales de l’acteur et assure en 2020 le module de travail vocal au sein de la formation professionnelle L’acteur présent au théâtre Le Ring à Toulouse.

 

YASMINA BENJELLOUN

Danseuse diplômée de l’Institut Pédagogique des Arts Chorégraphiques de Paris, elle intègre à l’issue de sa formation la Cie Ad’hoc de Sadok Kéchanna, avec laquelle elle remporte le prix d’interprétation au concours Volinine (1994) qui a pour but de promouvoir la création chorégraphique et de révéler les chorégraphes émergents.

Elle danse dans deux célèbres Ballets-théâtre du chorégraphe marocain Lahcen Zinoun: «Flagrant Délire » (1991) puis « Adonis » (1997), avec lesquels elle tourne à l’international.

En 1999, elle crée avec Céline Huart, danseuse et thérapeute, et Anne Cornélis, danseuse classique, le Collectif Trilogue. Chacune signe une pièce courte, « Rêves à vif », « Les passants » et « Phéromone ».

En 2001, Mathilde Monnier, directrice du Centre chorégraphique national de Montpellier puis du Centre national de la danse à Pantin, soutient sa première création en tant que chorégraphe : « Les Patentés », un duo qui aborde la question de l’incommunicabilité.

Elle collabore alors avec la Cie Anania et le chorégraphe Taoufiq Izeddiou, dans «Finek’nti ». Elle participe aux Rencontres de la Danse menées par Fatou Traoré et conclues par la création «Co…ïncidence» réalisée en collaboration avec l’Institut Français dans la cathédrale de Casablanca.

En 2011, après plusieurs formations auprès de Tania Kraus (Feldenkrais) et Sumako Koseki (Buto) en Avignon, elle intègre le projet « Hotel Mundo » avec le collectif Skappa! à Marseille. 

 

LILI PAYRÉ

Enfin, en 2017, elle se tourne vers le théâtre et se forme au jeu d ‘acteur. Elle rejoint alors la Cie un homme s’énerve comme comédienne interprète.

Lili Payré s’initie au jeu d’acteur durant ses années de lycée en suivant l’option Théâtre d’un Baccalauréat Littéraire. Elle intègre par la suite l’Université Toulouse Jean Jaurès et obtient une Licence Communication et Arts du spectacle. Durant ces années universitaires, elle rejoint en tant qu’interprète un projet portée par Julie Pichavant (Zart Cie) autour de l’œuvre du cinéaste Rainer Werner Fassbinder. 

Elle poursuit sa formation de comédienne au Théâtre du Jour de Pierre Debauche (33), puis intègre la formation professionnelle Présences d’acteurs du Théâtre le Hangar (Toulouse), grâce à laquelle elle développe une approche plus intuitive, sensible et corporelle du plateau. 

Elle suit en parallèle les formation privées de la metteure en scène Nathalie Nauzes (Quad et cie), de Lise Avignon, et de Nicole Garreta.

En 2020, elle joue au Théâtre Garonne-Scène européenne (31) dans « Antigone(s) » mis en scène par Nathalie Nauzes à partir du roman de Henry Bauchau. Enfin elle rejoint la distribution de « Expérimentation Karamazov(s) de la Cie un homme s’énerve.

 

LAURIE MONTAMAT

 

Laurie Montamat se forme au jeu d’acteur au Conservatoire Régional de Toulouse en section Art dramatique, sous la direction de Pascal Papini et Francis Azéma. Elle obtient par la suite une Licence d’études théâtrales à l’Université Toulouse Jean-Jaurès, puis intègre les formations Présences d’acteurs du Théâtre le Hangar (31) et Vers un acteur pluriel du Théâtre 2 l’acte (31).

En parallèle, elle travaille comme artiste interprète pour différentes compagnies et entretient une collaboration privilégiée avec trois d’entre elles : la Cie Acmé, Aphélie Cie et la Cie un homme s’énerve.

Depuis 2017, elle s’engage également sur la voie de la transmission en tant qu’artiste associée au sein du projet THEA, action nationale d’éducation artistique conçue et mise en œuvre par l’Office Central de la Coopération à l’école, ainsi qu’auprès de la Cie Mots à Maux, travaillant à un théâtre de préventions.

 

LUCIE LARICQ

Violoniste formée aux Conservatoires de Musique de Lille et d’Orléans, Lucie Laricq intègre la classe d’improvisation musicale du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (dirigée par Alexandros Markeas et Vincent Lê Quang) puis la Formation Supérieure aux Métiers du Son.

Elle travaille alors comme interprète et compositrice pour diverses formations musicales, et comme ingénieure sonore sur la scène française et étrangère pour Joël Pommerat (Bruxelles), le Banff Center for the Arts (Canada), la chanteuse Camille, la danseuse Marlène Rostaing, le Festival Hagenfesten (Suède), l’Onde et Cybèle (Théâtre des Bouffes du Nord), la Cité de la MusiquePhilharmonie de Paris, le Collectif Coax, l’IRCAM Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Centre Pompidou)…

 

FABIEN LE PRIEULT

 

Fabien Le Prieult se forme à la création lumière, à la régie générale et à la régie plateau auprès d’Alberto Burnichon, issu du Théâtre du Radeau et actuel régisseur technique au Théâtre Garonne.

Il crée les lumières pour les créations de diverses compagnies : Quad Cie (Antigones – création Théâtre Garonne 2020), K-Danse, le Théâtre 2 l’acte, le Cornet à dé, le Théâtre au Présent, la Troupe des Shlingués, Cie Cristal Palace…

Également photographe professionnel spécialisé dans le spectacle vivant, il réalise les visuels de diverses personnalités: Isabelle Lucioni, Nathalie Nauzes, Jean-Marc Matos, Nathalie Owel, Marcelino B.Valliente, Jean-Yves Michaux, Michel Mathieu, Lydie Parisse, Céline Astrié, Julie Pichavant, Sabrina Ahmed, Arnaud Romet, etc.

Il travaille comme régisseur au Théâtre le Ring (2015-2017), puis comme régisseur général au Théâtre le Hangar depuis janvier 2018.

Distribution

D’après le roman de Dostoïevski « Les frères Karamazov » Dans la traduction d’André Markowicz, Éditions Actes Sud

Conception, dramaturgie et Mise en scène : Sophie Adoue

Interprétation : Yasmina Benjelloun, Laetitia Boyault, Laurie Montamat, Lili Payré

Création et interprétation musicale : Lucie Laricq

Direction du travail vocal et création originale de « La chanson de Smerdiakov » : Laetitia Boyault

Création lumière et régie générale Fabien Le Prieult

 

Production : Cie un homme s’énerve

Coproduction : Théâtre Sorano 

Spectacle réalisé dans le cadre du Dispositif expérimental d’aide à la création – Résidences dans les territoires – Printemps 2021, mis en œuvre et financé par le Conseil départemental de la Haute-Garonne en application de sa politique culturelle, avec le soutien de la Commune de Léguevin

Accueils en résidence : Théâtre Sorano (31) – RING-scène périphérique (31) – Théâtre le Hangar (31) – Espace Roguet – Conseil départemental de la Haute-Garonne (31), Théâtre Jules-Julien (31) – Mix Art Myrys (31) – Espace Bonnefoy (31) – Le Tracteur (31) – Pari-Tarbes en scène (65) – Maison Folie Beaulieu (59) – Théâtre le Colombier (81) – Pôle les Bazis (09)

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