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#Fétichisme.

Arts visuels    Conférence    Performance   

▟ Rencontres raisons sensibles #1

 

03.06.2022 → 03.06.2022

Spectacle

  • 3 juin : 10h00
 

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

  

Durée : 10h-22h

Tarif : Entrée participative

Les Rencontres Raisons Sensibles, dont l’édition #1 se tient à Toulouse du 1er au 12 juin 2022, sont organisées par le CRS ! Collectif Raisons Sensibles, un groupe affinitaire de terrestres sapiens qui font du théâtre, des bandes-dessinées, des gravures, des textes, des éditions, du son, du film, de la théorie, des luttes, des études, des dépressions, etc. Le point de départ est une passion commune pour la théorie critique, plus précisément la critique de la valeur-dissociation, une critique radicale de la totalité patriarcapitaliste et de sa raison instrumentale qui nous mutile via le Travail, la Valeur, la Marchandise, l’Etat, la Féminité, la Masculinité, etc. Avec Raisons Sensibles, on ne renonce pas à la raison, on réinjecte dans la raison l'émotion qui en a été historiquement dissociée par le processus de modernisation capitaliste. Durant les Rencontres Raisons Sensibles, nous proposerons des formes artistiques (théâtre, bandes dessinées, films, arts plastiques et sonores…) en lien avec la pensée critique radicale (café philo, conférences, arpentage, etc.) et nous y associerons des théoricien·nes pour débattre de ces œuvres avec les publics, pour faire dialoguer théories et pratiques, pour échanger au sens large sur les mécanismes de dominations (Patriarcat / Travail et Capitalisme / Racismes / Validisme / Anthropocentrisme…). Une table de livres, avec une sélection d’éditions de théories critiques et d’arts visuels, sera tenue par la librairie Floury. Des rencontres seront enregistrées par Radio Radio Toulouse

10h-12h

Labo-Ciné Laboratoire-discussion
– paysages en commun, portraits d’une rencontre – proposée par  木岡さい Akiko & Cy

Dès le 1er juin, nous aurons cinq rendez-vous sous la forme d’un laboratoire-discussion. Autour de la chance de tourner un film court, à partir des espaces ouverts lors du festival, et de la notion sino-japonaise 山水 de paysage. D’ici là, vous en trouvez une introduction dans le Fanzine CRS n°0. La projection des films réalisés aura lieu vendredi 10 juin.

 

13h30-18h

Exposition collective
L’exposition FRMKKCDM&MMDSSEM rassemble le duo KCDM&MMDS, le collectif Frémok et le projet Sites en mutation. Les pratiques (bd, vidéos, dessin, photographie, gravure, micro-édition, peinture), les formes, les supports et les contenus sont hétéroclites. Le duo KCDM&MMDS met l’accent sur le dessin et les imaginaires dans le contexte de l’industrie culturelle et compose des mises en situations, des assemblages singuliers et des détournements pour mettre à jour une dimension spectaculaire à l’œuvre dans nos réalités, dimension spectaculaire qui contraint les imaginaires. Le collectif Frémok met en évidence l’en cours de la pratique artistique et bédéiste, ce qui est en train d’être fait et est par là même inachevé de façon à retarder la réification qui guette. Via une variété de projets gravés (dont la revue HOLZ), peints ou dessinés, Frémok propose un partage du sensible qui interroge ce qui fait récit et ce qui fait image hors des sentiers battus, remet en question les liaisons narratives standardisées et normées de l’industrie culturelle. Le projet Sites en mutation s’intéresse aux lieux dont l’affectation est en cours de changement mais dont l’avenir est incertain et sujet à des rapports de force (lieux délaissés, friches, bâtiments vides, lieux occupés, chantiers à l’arrêt,…). Par diverses approches artistiques (vidéos, maquettes, dessins, livre, photographie), activistes, expérimentales qui décalent le propos, les pratiques s’inscrivent dans une économie de moyen et proposent à l’ensemble des protagonistes (résidents, voisins, experts, professionnels,…) d’échanger autour de visions, d’imaginaires et non plus autour de chiffres, de plans imposés par une planification extérieure. Diverses rencontres et divers ateliers en lien avec l’exposition sont prévus.

14h30-17h30

Atelier d’arpentage d’essai
Nous arpenterons « La Pensée straight » de Monique Wittig (éditions Balland 2001, éditions Amserdam 2018) un recueil d’essais de 1980-1994 fondateurs de la théorie critique lesbienne politique, où pour la première fois sont mises en perspective l’hétérosexualité comme fétiche et l’oeuvre littéraire comme cheval de troie.
Un arpentage de livre, kézako ? C’est une méthode de lecture collective issue des cultures ouvrières et éduc pop. C’est déchirer un livre en plusieurs morceaux, se les répartir, les lire en solo ou en petits groupes, puis communaliser les lectures en faisant des ponts avec nos idées, nos pratiques, expériences et engagements. Elle permet de dédramatiser le rapport au livre, à la lecture d’essais théoriques et d’encourager chacun·e à articuler sa pensée et sa sensibilité avec les propos de l’ouvrage arpenté.

15h-18h

Atelier gravure sur bois et lino (à partir de 12 ans & adultes)
avec les artistes du collectif Frémok
Refaire avec et contre(-plaquer) les zimages zombifiées du spectacle de youtube.
À partir d’images prélevées dans des films accessibles sur youtube, il s’agit d’élaborer/ monter en gravure sur bois un récit collectif à habiter. Retrouver dans les interstices des images et entre les images l’éclat de l’espérance à la façon de Ernst Bloch.
Fabriquer un récit donc, un récit qui par le biais de documents cinématographiques revient sur l’histoire sociale, l’histoire de la théorie critique radicale et les films de zombies. Les films sources sont Le jour des Morts-Vivants de Georges Romero (1968), La reprise du travail aux usines Wonder de quelques étudiants de l’IDHEC (1968) et Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps de Guy Debord (1959).
Concrètement parlant, un jeu de photocopies de photogrammes extraits des trois documents est mis à disposition des participants de l’atelier. Ceux-ci piochent dans cette réserve et remontent un récit en images gravées à partir de ces éléments tressés les uns avec les autres.
Techniquement parlant, le report des photogrammes sur la plaque de bois à graver se fait par le biais de calques et de papier carbone. Pas besoin de « savoir dessiner ». Chacun·e, quelque soit son expérience graphique peut participer à la création du récit collectif.
Du geste, modeste mais plein d’espérance, de la gravure qui retire pour dire et montrer, on s’arme et on reprend des forces pour mieux affronter la négativité destructrice de la marchandise qui se tient au cœur du monde social.

18h

Conférence
Poésie, utopies numériques et hackings éditoriaux
Ce sera l’occasion d’explorer comment la création en milieu numérique parasite la notion même de texte, d’auteur·ice, d’originalité littéraire. Le web, longtemps vécu comme une utopie, a accompagné de véritables collectifs d’écrivain·es, tantôt pirates tantôt vidéopoéètes·ses.
Avec Marie-Anaïs Guégan (Littéralutte), autour d’une vidéo-essai des éditions Abrüpt.

19h

Lecture performance
de Kai Pfeiffer
Maisons hantées: Travail interminable
Chez moi ! Et chez toi : Rien de neuf. Chaque maison s’érige sur terrain ancien. Qu’est-ce qui vous habite ? Au lit et au bureau, agité, endormi, dans l’air, par terre. Il pense : Je me souviens de mes fièvres d’enfance. Il cherche : Sa mémoire. Images impossibles d’une terreur abstraite meublent maisons connues ou croisées. Leurs esprits immobiles prennent possession de lui, rendu entité communicative. Quelque chose à dire, quelque chose à dessiner. L’auteur murmurant, il entend les voix de ceux qui sont restés et de ceux qui vont venir, projète visions issues de leur roman graphique en cours. Une lecture spéculative de Kai Pfeiffer, auto-accompagné par son système modulaire d’un paysage sonore douteux, peuplé par sa voix multiple et les bruits d’une maison au bord du chant.

20h30

Détronquez-vous ! Spectacle anti-marchand étudiant
Une recherche-création étudiante du Collectif Détronquons-nous
(Ré)écritures (textes + plateau), dramaturgie, mise en scène et interprétation : Naïm Allalou, Pauline Brunier, Em’ Craeye, Sylvan Hecht, Fiona Jean et Elena Rodriguez / Collaboration artistique d’ensemble : Lou Durand / Coordination d’ensemble et théorisation du projet : Sylvan Hecht / Regard chorégraphique : Martina Schiattarella / Textes : Benoît Bohy-Bunel, Groupe Krisis, Alastair Hemmens, Karl Marx, Roswitha Scholz… + Collectif Détronquons-nous + Autres surprises… / Création sonore et vidéo : La Cellule Fantaisie Sonore du Primesautier Théâtre / Regards artistiques tous azimuts : Les ami·es du CRS ! Collectif Raisons Sensibles.

En continu

Fanzinat par KCDM&MMDS : Boîte à Fanzine CRS participatif à disposition pour toustes, réalisations/rédactions sur place ou par mail durant les Rencontres.
Lors de chaque édition des Rencontres Raisons Sensibles, un nouveau fanzine sera élaboré à partir des contributions déposées par les publics, les actant·es, participant·es et membres du CRS ! Collectif Raisons Sensibles. Fanzine n°1sera donc à constituer pendant cette première édition en déposant vos contributions (illustration, collage, bd, gravure, photo, texte, article, poème, nouvelle, témoignage, etc) dans la Boîte à Fanzine ou en les envoyant durant les Rencontres par mail à : fanzine.crs@raisons‐sensibles.net

Réservation

PASS JOURNÉE : 10h-22h
PASS SOIRÉE : 19h-22h
PASS DÉTAIL

 

Veuillez nous informer par mail le pass que vous choississez si vous prenez le PASS DÉTAIL veuillez nous stipuler le/les événement(s) choisi(s) avec le nom suivi de l’horaire.

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

Liens

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