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FRAU TROFFEA

Cie Samuel Mathieu

  • Samuel Mathieu

Danse   

▋Flash Neuf Neuf

 

02.04.2021 → 03.04.2021

Spectacles

  • 2 avril : 15h30
  • 3 avril : 15h30
 
  
  

Durée : 40 minutes

Tarif : 12,00 € / 8,00 €

Frau Troffea est une pièce–documentaire où pluralité des genres et multiplicité des comportements marginaux viennent questionner les règles, troubler la convenance, provoquer le bien-pensant et rencontrer l’appréhension des différences assumées. Frau Troffea pose, par son approche, une élaboration d’états de corps des plus sophistiqués aux plus quotidiens, aux plus informels, aux plus abandonnés. Portés au coeur d’une construction singulière, ceux-ci pourront être transformés, puis triturés, et poussés à destruction, révélant à la fois épuisement et libération, délivrance et satisfaction.

PROPOS

Été́ 1518. Dans les rues étroites de Strasbourg, des dizaines de personnes dansent frénétiquement au rythme des tambourins, violes et cornemuses. Une épidémie du mouvement, un cortège de mort dansante où Frau Troffea, la première victime, devient le patient zéro de l’épopée.
Partant de ce fait historique troublant, Samuel Mathieu propose à Martin Mauriès un développement d’états de corps pluriels, opposés, harmonieux et contradictoires. Une escalade qui offre un rythme évolutif, et incessant, poussant l’interprète et l’idée à l’extérieur de leurs propres limites. Un objet politique et sociétal qui interroge l’être femme ou homme, hétérosexuel, homosexuel, transsexuel, transgenre, pansexuel, gender fluid…
Une ascension vers l’épure, vers une simplexité des états, une acceptation du genre, sans convenance, sans a priori. Samuel Mathieu questionne ainsi le fond et propose l’acceptation d’une différence, il provoque nos éducations, bouscule la bienséance, la politesse et l’hétéronormativité.
Ode à la libération, à la transformation Frau Troffea est la première étape d’une traversée de l’archipel des possibles et d’une dérive salutaire de la pensée dominante, vers d’autres horizons.

BIO(S)

SAMUEL MATHIEU – Chorégraphe

Nourri par son parcours d’interprète aux côtés de Régine Chopinot, Jean-Claude Gallotta, Robert Seyfried et Tomeo Vergés, Samuel Mathieu fonde sa compagnie en 2001. Interprète dans ses propres pièces, il signe également la bande son, la scénographie et la vidéo. En 2004, il crée et interprète Est-ce-O-Elle-O-solo, puis une série de pièces de groupe dont Us-Band et Go on !. Dès 2008, son désir de partager avec des artistes étrangers le mène en Allemagne, au Théâtre Vorpommern, où il chorégraphie Nord-Reich-Nord, puis au Japon en 2009 avec Généric-X. Dès 2010, Samuel Mathieu invite le compositeur Maxime Denuc à réfléchir sur le lien musique danse avec plusieurs créations. En 2012 il signe la pièce Les Identités remarquables, portée par neuf interprètes en référence à L’Odyssée. Dans cette continuité d’écriture, autour de l’engagement du corps, en 2014 il crée R, qui revisite une danse du sud-ouest. Pour la première fois, en 2013, il mêle danse et arts numériques dans une pièce destinée au jeune public, inspirée des œuvres d’Yves Klein et de Pierre Soulages : La Dynamique des émotions. Pour les pièces Monstres (2015) et Assassins (2016), créées respectivement en Lituanie et aux Pays-Bas, il creuse l’idée politique. En 2017, dans Guerre, Samuel Mathieu ouvre son propos aux arts du cirque et aux arts plastiques en mêlant l’œuvre d’Yves Klein aux enjeux de la scène. Après une première du solo Frau Troffea au Panama en 2019, Samuel Mathieu signe sa nouvelle création mêlant danse et sangles aériennes, Animal Sketching, à destination du jeune public en novembre 2020.

 

MARTIN MAURIÈS – Danseur, interprète

Martin Mauriès entre en formation professionnelle en 2006 à Montpellier (Epse danse). En 2008, il intègre le Centre Chorégraphique National de Nantes, dirigé par Claude Brumachon et Benjamin Lamarche, pour de nombreuses créations et reprises de répertoire, et le Ballet Preljocaj au Centre Chorégraphique National d’Aix-en-Provence. Il collabore encore aujourd’hui avec ces deux compagnies. À partir de 2015, il rejoint la Cie Samuel Mathieu pour les pièces Us-Band, R, Assassins et Guerre. Enfin, il intègre dernièrement la compagnie Cube dirigée par le chorégraphe Christian Ubl.

 

ARTHUR GUEYDAN – concepteur lumière

Après un DMA Régie Lumière au lycée Gabriel Guist’hau à Nantes, Arthur Gueydan intègre l’ENSATT à Lyon en réalisation lumière. Durant sa formation il participe à de nombreux projets internes à l’école ; il travaille notamment avec Claire Lasne-Darceuil ou Carole Thibaut. Depuis sa sortie en 2014, il travaille comme éclairagiste avec différentes compagnies de théâtre et de danse, notamment avec Louise Lévêque, Julie Guichard, Studio Monstre et les compagnies l’Unanime, Samuel Mathieu, Aniki Vóvó de Joana Schweizer, PLI de Flora Détraz…

 

MAXIME DENUC – Compositeur

Après avoir étudié le piano classique dès le plus jeune âge, Maxime Denuc commence la composition en autodidacte durant son adolescence. Il entre dans la classe de composition électroacoustique de Bertrand Dubedout au Conservatoire de Toulouse en 2005 et suit en parallèle une formation au logiciel Max/Msp au GMEA d’Albi. Pendant une année, il participe également à la classe de composition instrumentale de Guy Ferla, qui lui donne envie d’approfondir ses recherches sur les matériaux instrumentaux. Entre 2004 et 2008, il produit de nombreuses pièces de musique électronique pour le spectacle vivant et compose le premier disque de Messirdee, duo de chansons électroniques. À partir de 2008, il commence sa collaboration avec le chorégraphe Samuel Mathieu en écrivant la musique de Yan pour un ensemble de musiciens traditionnels chinois. Plusieurs autres pièces suivront dont Généric-X, créée au Japon en 2009, L’homme qui plonge en 2011 pour laquelle il constitue un quatuor à cordes ainsi que Guerre en 2017. Il collabore également avec le metteur en scène égyptien Omar Ghayatt pour sa pièce If I Weren’t Egyptian. En parallèle de ses travaux pour le spectacle vivant, il crée avec Raphaël Hénard le duo de musique électronique Plapla Pinky. Le groupe joue dans de nombreux lieux et festivals européens (Sonar Festival – Barcelone, Centre Pompidou – Paris, Club Maria – Berlin, Today’s Art – La Haye, Le Lieu Unique – Nantes…). Ils produisent leur premier disque sur le label français Sonore en 2011 et partent en tournée au Japon avec le soutien de l’Institut français de Tokyo. En solo, il compose RCRCR, une pièce électroacoustique autour de l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach commandée par l’Ensemble Baroque de Toulouse en 2010. La même année, il est également sélectionné pour représenter la jeune création dans le cadre de l’événement « Imaginez Maintenant », pour lequel il compose Low, une pièce instrumentale pour trois trombonistes préadolescents. Grâce à ses recherches sur le jeu électronique en temps réel, il remporte la Tokyo Laptop Battle en 2009.

Distribution

Conception et choréphraphie : Samuel Mathieu
Interprétation & chorégraphie : Martin Mauriès
Création musicale : Maxime Denuc
Création lumières : Arthur Gueydan
Régie générale : Jean-François Langlois
Administration et production : Anne Laval
Photos : Angélique Leyleire

 

Production : Cie Samuel Mathieu

Coproduction et accueil studio : CCN Malandain Ballet Biarritz, Nouvelle-Aquitaine / Centre Chorégraphique National de Roubaix Hauts-de-France / La Place de la Danse – CDCN Toulouse-Occitanie

Soutien : Le Bateau Feu – Scène nationale, Dunkerque, Hauts-de-France

La Cie Samuel Mathieu est une compagnie chorégraphique conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Occitanie, par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et par la ville de Toulouse. Elle est conventionnée par la ville de Cugnaux dans le cadre du projet La Plateforme. Elle est subventionnée par le Conseil départemental de la Haute-Garonne au titre du fonctionnement de La Plateforme et au titre de l’aide à la création. Elle a reçu pour plusieurs de ses pièces le soutien de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, d’Occitanie en Scène et de l’ONDA pour la diffusion de ses pièces ainsi que celui de l’Institut français pour ses projets menés à l’étranger

©Angélique Leyleire
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