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#Mutation.

Arts visuels    Conférence    Performance   

▟ Rencontres raisons sensibles #1

 

04.06.2022 → 04.06.2022

Spectacle

  • 4 juin : 10h00
 

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

  

Durée : 10h-22h

Tarif : entrée participative

Les Rencontres Raisons Sensibles, dont l’édition #1 se tient à Toulouse du 1er au 12 juin 2022, sont organisées par le CRS ! Collectif Raisons Sensibles, un groupe affinitaire de terrestres sapiens qui font du théâtre, des bandes-dessinées, des gravures, des textes, des éditions, du son, du film, de la théorie, des luttes, des études, des dépressions, etc. Le point de départ est une passion commune pour la théorie critique, plus précisément la critique de la valeur-dissociation, une critique radicale de la totalité patriarcapitaliste et de sa raison instrumentale qui nous mutile via le Travail, la Valeur, la Marchandise, l’Etat, la Féminité, la Masculinité, etc. Avec Raisons Sensibles, on ne renonce pas à la raison, on réinjecte dans la raison l'émotion qui en a été historiquement dissociée par le processus de modernisation capitaliste. Durant les Rencontres Raisons Sensibles, nous proposerons des formes artistiques (théâtre, bandes dessinées, films, arts plastiques et sonores…) en lien avec la pensée critique radicale (café philo, conférences, arpentage, etc.) et nous y associerons des théoricien·nes pour débattre de ces œuvres avec les publics, pour faire dialoguer théories et pratiques, pour échanger au sens large sur les mécanismes de dominations (Patriarcat / Travail et Capitalisme / Racismes / Validisme / Anthropocentrisme…). Une table de livres, avec une sélection d’éditions de théories critiques et d’arts visuels, sera tenue par la librairie Floury. Des rencontres seront enregistrées par Radio Radio Toulouse

10h-12h

Labo-Ciné Laboratoire-discussion
– paysages en commun, portraits d’une rencontre – proposée par  木岡さい Akiko & Cy

Dès le 1er juin, nous aurons cinq rendez-vous sous la forme d’un laboratoire-discussion. Autour de la chance de tourner un film court, à partir des espaces ouverts lors du festival, et de la notion sino-japonaise 山水 de paysage. D’ici là, vous en trouvez une introduction dans le Fanzine CRS n°0. La projection des films réalisés aura lieu vendredi 10 juin.

 

11h-14h

Brunch musical et critique de l’industrie culturelle
. 11h : « Le jazz est la tentative collective de sortir de l’industrie culturelle »
Frederico Lyra essayera de présenter les traits généraux d’une partie de sa thèse de doctorat qui consiste à montrer qu’à un certain moment de son histoire, le jazz rompt avec lui-même, et une partie de la tradition s’engage dans une démarche radicale et offensive (Steve Lacy), le seul geste collectif jusqu’à présent qui ait tenté, sans succès absolu, de rompre à travers la musique de manière immanente avec l’industrie culturelle.
. 12h : Brunch musical
. 13h : « Ariano Suassuna : un artiste-intellectuel contre l’industrie culturelle au Brésil »
Cecília Pires parlera du parcours de l’écrivain brésilien Ariano Suassuna et de ses positions controversées concernant la place de la culture populaire et savante au sein du monde intellectuel et culturel dans la périphérie du Brésil.

13h30-18h

Exposition collective
L’exposition FRMKKCDM&MMDSSEM rassemble le duo KCDM&MMDS, le collectif Frémok et le projet Sites en mutation. Les pratiques (bd, vidéos, dessin, photographie, gravure, micro-édition, peinture), les formes, les supports et les contenus sont hétéroclites. Le duo KCDM&MMDS met l’accent sur le dessin et les imaginaires dans le contexte de l’industrie culturelle et compose des mises en situations, des assemblages singuliers et des détournements pour mettre à jour une dimension spectaculaire à l’œuvre dans nos réalités, dimension spectaculaire qui contraint les imaginaires. Le collectif Frémok met en évidence l’en cours de la pratique artistique et bédéiste, ce qui est en train d’être fait et est par là même inachevé de façon à retarder la réification qui guette. Via une variété de projets gravés (dont la revue HOLZ), peints ou dessinés, Frémok propose un partage du sensible qui interroge ce qui fait récit et ce qui fait image hors des sentiers battus, remet en question les liaisons narratives standardisées et normées de l’industrie culturelle. Le projet Sites en mutation s’intéresse aux lieux dont l’affectation est en cours de changement mais dont l’avenir est incertain et sujet à des rapports de force (lieux délaissés, friches, bâtiments vides, lieux occupés, chantiers à l’arrêt,…). Par diverses approches artistiques (vidéos, maquettes, dessins, livre, photographie), activistes, expérimentales qui décalent le propos, les pratiques s’inscrivent dans une économie de moyen et proposent à l’ensemble des protagonistes (résidents, voisins, experts, professionnels,…) d’échanger autour de visions, d’imaginaires et non plus autour de chiffres, de plans imposés par une planification extérieure. Diverses rencontres et divers ateliers en lien avec l’exposition sont prévus.

14h-18h30

  • 14h-16h : Atelier d’analyse dramaturgique
    La transmodernité féministe à l’oeuvre dans Benito Fernández d’Elena Garro
    avec Lis-la (aka Lîlâ Bisiaux), docteure en études théâtrales et spécialiste des “esthétiques féministes transmodernes” au théâtre.
    Il s’agit de découvrir, au travers d’une initiation à l’analyse dramaturgique, Benito Fernández, une œuvre encore non traduite de la dramaturge et romancière mexicaine Elena Garro. Cette dernière a longtemps souffert d’une omerta littéraire : évincée des projecteurs par son mari, prix Nobel de littérature, Octavio Paz, elle paye également ses prises de positions politiques anti-priistes et aurait pu être condamnée, en plus de l’exil, à l’oubli, sans les efforts de sa biographe, Patricia Rosas Lopategui, pour la réintégrer dans le canon littéraire et dramatique mexicain. Benito Fernández, dont certains extraits traduits seront présentés et analysés collectivement, est une pièce de théâtre profondément féministe et transmoderne, créant un déplacement épistémique susceptible de mettre en perspective critique, la colonialité de l’être, du savoir et du genre, autant de dispositifs garants de la colonisation des imaginaires.

 

  • 16h15 : Rencontre éditions radicales
    Une rencontre avec les éditions Blast, porteuses d’une “littérature d’essai et de création politique”, antiraciste, féministe, queer et anarchiste – où l’on discutera d’un jeune catalogue d’ores et déjà radical, ainsi que d’une démarche d’édition ancrée dans une réflexion sur l’indépendance et la solidarité des agent·es du monde du livre – bien loin des mythes d’une littérature hors-sol. Rencontre animée par Marie-Anaïs Guégan (Littéralutte)

 

  • 17h30 : Rencontre chantiers littéraires
    Virginia Woolf, Monique Wittig : écrire l’inassignable
    Elles, Woolf et Wittig, soeurs improbables et irrécupérables dans les genres policés de la littérature. De leurs voix narratives elles ont effracté la langue, désordonné ses frontières pour que viennent à la parole les oubliées du dire. Toutes deux se tiennent sur le seuil des genres. Scribes marrones, elles prennent des chemins de traverse pour inquiéter les espaces convenus de la littérature et de l’écriture. Entre pensée critique et fabulations, elles oeuvrent depuis l’intérieur de la langue pour la faire bifurquer, la pluraliser, pour miner les conventions à la fois littéraires et sociales. Intempestives, elles défient les assignations, dénoncent les faux contrats de l’ordre socio-politique et linguistique, toujours en risque de rupture ou d’exil. En perpétuel devenir.
    Avec Katy Barasc, philosophe, essayiste et poète, qui a publié en 2021 « Passions polygraphes » (éditions iXe) et Adèle Cassigneul, docteure en littérature britannique, chercheuse et critique littéraire, conférencière et traductrice, qui a coordonné en 2021 le numéro N.1101-1102 de la Revue Europe consacrée à Virginia Woolf.

15h-18h

Atelier gravure sur bois et lino (à partir de 12 ans & adultes)
avec les artistes du collectif Frémok
Refaire avec et contre(-plaquer) les zimages zombifiées du spectacle de youtube.
À partir d’images prélevées dans des films accessibles sur youtube, il s’agit d’élaborer/ monter en gravure sur bois un récit collectif à habiter. Retrouver dans les interstices des images et entre les images l’éclat de l’espérance à la façon de Ernst Bloch.
Fabriquer un récit donc, un récit qui par le biais de documents cinématographiques revient sur l’histoire sociale, l’histoire de la théorie critique radicale et les films de zombies. Les films sources sont Le jour des Morts-Vivants de Georges Romero (1968), La reprise du travail aux usines Wonder de quelques étudiants de l’IDHEC (1968) et Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps de Guy Debord (1959).
Concrètement parlant, un jeu de photocopies de photogrammes extraits des trois documents est mis à disposition des participants de l’atelier. Ceux-ci piochent dans cette réserve et remontent un récit en images gravées à partir de ces éléments tressés les uns avec les autres.
Techniquement parlant, le report des photogrammes sur la plaque de bois à graver se fait par le biais de calques et de papier carbone. Pas besoin de « savoir dessiner ». Chacun·e, quelque soit son expérience graphique peut participer à la création du récit collectif.
Du geste, modeste mais plein d’espérance, de la gravure qui retire pour dire et montrer, on s’arme et on reprend des forces pour mieux affronter la négativité destructrice de la marchandise qui se tient au cœur du monde social.

19h

Projection et lecture
Rencontre avec Denis Deprez et Jacques Faton du projet Sites en mutation
Lors de cette rencontre, il s’agira de proposer un itinéraire autour des tables et des vidéos exposées. Nous présenterons à partir des différents cahiers et traces exposées les narrations qui structurent et traversent les lieux observés, friches, interstices, failles ou usine occupée temporairement. Nous proposons de rendre compte de situations en marge du système où une inventivité s’opère et se confronte à la complexité du réel. Nos lieux d’investigations sont : l’occupation de l’ancienne usine Van Roy, le clos aux moutons, les marais de Ganshoren, le potager Agnès Varda, la cité jardin autour de la rue Volta, le champ du Chaudron, les montagnes du massif du Dévoluy, les carrières de Gobertange, Niaye Thiokers quartier de Dakar et le site balnéaire en Argentine d’Epécuen.

20h30

Soirée Simone Weil

 

20h30 : Les Renoncements-Tentative de dé-création théâtrale / cie Primesautier Théâtre
Un acteur et un auteur tentent, en prenant appui sur la philosophie de Simone Weil, de dégager les axes esthétiques d’un futur spectacle. En résulte une « disputatio » en bonne et due forme sur les possibilités d’un théâtre qui se créerait en se décréant et inversement. Loin d’être centrée sur le théâtre seul, cette dispute fuit de tous côtés et ouvre une pensée au sens large : œuvrer à notre rapport au monde.

Production : Primesautier Théâtre (dans le cadre de la création À BRAS LE CORPS)
Coproduction : Théâtre La Vignette – Scène conventionnée – Université Paul Valéry – Montpellier / Printemps des comédiens, Montpellier / Le Périscope – Scène conventionnée, Nîmes Avec l’aide de la DRAC Occitanie – Aide à la création théâtrale, la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et la Ville de Montpellier
Accueil en résidence : Dispositif des Résidences de créations en arts vivants au Théâtre d’O / Département de l’Hérault / Le Viala / Cie l’Hiver Nu / Les Scènes Croisées de Lozère – Scène conventionnée d’intérêt national art et territoire, / Le Kiasma et les Maisons de proximité de Caylus et du Devois/ Castelnau-le-Lez / La Baignoire / Montpellier / le chai du Terral :Saint-Jean de Védas

 

21h30 : Oratorio piano-voix.

La pesanteur et la grâce / cie Nageurs de nuit
Livret, musique originale et piano : Benoît Bohy-Bunel, voix : Roxane Borgna
« Pourquoi la pesanteur et la grâce ? Parce que nous nous détournons, la plupart, du temps, des questions qui sont pourtant essentielles ; parce que l’esprit de pesanteur envahit nos vies, de telle sorte que nous ne vivons même plus nos vies ; parce que le désir d’équilibre produit le déséquilibre, et parce que l’imagination combleuse de vide nous désertifie ; parce qu’il serait pourtant possible de vivre la grâce, ce vide pur en soi-même, et qu’une telle aventure est peut-être la plus belle, mais aussi la plus évidente. » Benoît Bohy-Bunel

en continu

Fanzinat par KCDM&MMDS : Boîte à Fanzine CRS participatif à disposition pour toustes, réalisations/rédactions sur place ou par mail durant les Rencontres.
Lors de chaque édition des Rencontres Raisons Sensibles, un nouveau fanzine sera élaboré à partir des contributions déposées par les publics, les actant·es, participant·es et membres du CRS ! Collectif Raisons Sensibles. Fanzine n°1sera donc à constituer pendant cette première édition en déposant vos contributions (illustration, collage, bd, gravure, photo, texte, article, poème, nouvelle, témoignage, etc) dans la Boîte à Fanzine ou en les envoyant durant les Rencontres par mail à : fanzine.crs@raisons‐sensibles.net

reservation

PASS JOURNÉE : 11h-23h
PASS BRUNCH : 11h-14h

PASS SOIRÉE : 20h30-23h
PASS DÉTAIL

 

Veuillez nous informer par mail le pass que vous choississez si vous prenez le PASS DÉTAIL veuillez nous stipuler le/les événement(s) choisi(s) avec le nom suivi de l’horaire.

→ Réservation sur raisons-sensibles@ringsceneperipherique.com

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JOUR 4 

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