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SEREIN

Rive Cie

  • Mathilde Papin

Danse    Musique   

 

Résidence

  • 09/08/2021 → 19/08/2021
  • 13/12/2021 → 23/12/2021
 
  
  

Dans SEREIN, les deux interprètes font autant un concert qu’une danse, iels font les deux à la fois. Iels construisent leur espace sonore à base de percussions répétitives, de boucles de chants et d’harmonicas et de techno acoustique. Au travers de ces transes discrètes, iels circulent, tracent des trajectoires, proposent des figures. Iels offrent le mouvement comme un assemblage d’énigmes, à la limite de la performance et de la danse écrite. Au sein d’une "partition ouverte", les gestes sont traversés comme des graphies, ce sont des signes, des indices, des effets physiques. On y voit peut-être des végétaux, des animaux, des humains ou des êtres fictionnels. Peut-être c’est une incantation pour un changement, une métamorphose, pour une communauté réelle ou fictive. Comme une cérémonie à faire, sans solennité, pour se mettre à jour dans nos dettes et repartir d’un pied nouveau.

PROPOS

Il y a deux ans, j’ai invité Rémi Blanes à collaborer avec moi, lui en tant que musicien et plasticien moi en tant que performeuse et chorégraphe. La proposition initiale était de chercher des matières arythmiques, polyrythmiques et de travailler un rapport entre la musique et la danse qui soit non-littéral, non-illustratif.  Au bout d’un an, nous étions tous les deux en mouvement et tous les deux à produire du son. Nous avons constitué un lexique de gestes – en allant marcher, en observant les végétaux, les animaux, les humains, en traduisant en gestes. Ces gestes peuvent être figuratifs mais ils restent présentés dans leur aspect physique, rythmique, polysémiques. Au printemps dernier les deux interprètes Daphné Achermann et Arthur Amard nous ont rejoint, nous avons commencé à leur transmettre la partition musicale et chorégraphique. Il s’agissait de leur raconter un parcours, une itinérance et de reconstituer les traces peu à peu. Iels ont nourri la pièce de leur propre lexique de gestes, de leur propre interprétation, et de leur manière de doser le performatif et le dansé. On se raconte parfois que tout ce qui est exécuté pendant ce petit rituel permet de régler des dettes contractées avec le monde, l’environnement, les autres êtres, mais cela dit on ne se souvient plus très bien de tout les éléments de cette cérémonie et elle était peut-être accomplie par une plus grande foule… Mais, sur les traces qui nous restent, avec cette partition animiste à demi-effacée, deux corps actuels tentent quand même de bricoler un message. 

BIO(S)

DAPHNÉ ACHERMANN
Formée au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh de 2011 à 2013, elle y crée ses deux premières pièces (Conglomeros et Rosalinda Imm) autour de corpus d’images comme partition chorégraphique. En 2015, elle participe à la Dérive, descente de spectacle en radeaux sur la Loire durant un mois. Depuis 2016, elle collabore en tant que performeuse-interprète avec Alain Michard pour Le beau Mariage, Alice Gauthier dans Pavane et Elle ne vit plus ici et Arsène Juteau dans Dodollywood. En 2017, elle co-réalise le film Le Taureau avec Alice Gauthier et créé le concert performatif Moulax avec Solène Garnier, alliant culture pop, science et féminisme. Parallèlement, elle étudie la phytothérapie, compose des tisanes, et joue un quatre mains de Schubert pour des spectacles sur bateau de la Cie La Débâcle. Elle enseigne régulièrement depuis une dizaine d’années.

 

ARTHUR AMARD
Issu de la 27e promotion de la Comédie de Saint-Étienne, parrainée par Pierre Maillet. Il joue sous la direction d’Élise Vigier et de Marcial Di Fonzo Bo dans M comme Méliès, puis avec Pierre Maillet dans Le Bonheur (n’est pas toujours drôle). Depuis 2012 il est membre de Terrain Collective. Pendant la saison 2018/19 il était cohabitant de La Cascade, Pôle des Arts du Cirque. Il y a notamment intégré un groupe de travail interdisciplinaire (cirque, danse, théâtre, clown) : L’Atelier Itinérant. En 2019 il crée à la Comédie de Caen Tant qu’il y aura des brebis – portraits de tondeurs et de tondeuses avec Léa Carton de Grammont et la chorégraphe Cécile Laloy. Accordéoniste et pianiste, il intègre régulièrement la musique à son travail. Par ailleurs il est tondeur de moutons, ce qu’il considère être un travail dansé.

 

MATHILDE PAPIN
Elle sort de l’école de cirque Fratellini en 2009, d’un Master II en philosophie contemporaine à La Sorbonne en 2014 et de la formation d’artiste chorégraphique ACTS en 2016. En 2016, elle est interprète-performeuse pour Michael Kliën dans Contemplation in the shadow of others et RICE et elle créer la performance Konzert Klandestin à Vienne avec la musicienne Luiza Schulz. En 2017, elle rencontre João Fiadeiro et pratique depuis le CTR (Composition en Temps Réel). Elle fait partie du groupe de performeur·euses Bourbaki de 2016 à 2018. En 2018, elle organise les laboratoires Barbares Narratifs inspirés des protocoles chorégraphiques de Loïc Touzé. Depuis 2016, elle est membre de Terrain Collective. Elle chorégraphie et réalise deux films-courts et un long entre 2016 et 2019 (Jeu Rouge, Mirages – small size, Rouler lyrique). Elle est autrice d’articles de recherche en danse, de philosophie contemporaine et de poésie.

 

RÉMI BLANES
Il est diplômé des Beaux Arts de Toulouse en 2009. Il a commencé par travailler le son dans son travail plastique puis il s’est formé à la batterie et aux percussions. Il a créé d’abord des groupes de musique écrite (Petite proie, Veluxed) puis il s’est intéressé à la musique improvisée et a commencé à développer Youssef Panda, trio de performance sonore improvisée avec l’environnement direct du lieu de performance. Aujourd’hui, il continu à jouer des percussions dans deux projets de transe improvisée : Comme dans Tintin, quatuor de transe polyrythmique et dans Détresse sur la D13, duo de techno archaïque et bruitiste, course poursuite, bout du souffle.

 

THÉO TISSEUIL
Formé au DMA régie de spectacle à Nantes, et à l’ENSATT département conception lumière à Lyon (promotion Ariane Mnouchkine) où il participe à de nombreux projets et réalise notamment un mémoire de recherche sur le thème du plein-feu. En 2016, il co-crée avec Pia Marmier la lumière du spectacle Meurtres de la Princesse juive mis en scène par Michel Didym. La même année, il rejoint Terrain Collective pour concevoir la lumière de Colonie, puis du Mont Analogue.

Distribution

Chorégraphie : Mathilde Papin
Musique : Rémi Blanes
Interprétation : Daphné Achermann et Arthur Amard
Lumière : Théo Tisseuil
Scénographie : Chloé Dagois, Laura Freeth, Naïs Van Laer, Mathilde Papin, Rémi Blanes.

 

Co-production Rive Cie / Terrain Collective.
Partenaires / Accueil en résidence : Honolulu – Nantes, Centre d’art La Métive, Le Ring – Scène Périphérique, La Place de la Danse – CDCN Toulouse Occitanie, La Déviation – L’Estaque, IPN – Toulouse.

 

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