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WERFEN

Compagnie Juste Ici

Danse   

☆CRÉATION

 

30.05.2022 → 31.05.2022

Spectacles

  • 30 mai : 20h30
  • 31 mai : 20h30
 

En partenariat avec le Centre Culturel Espace Job
Billetterie

  

Durée : 1h

Tarif : 12,00€ / 6,50€ / 4,50€ / 3,00€ ● PAS DE CB SUR PLACE

À partir d’une approche de danse/théâtre documentaire, WERFEN trouve son origine dans les mouvements des manifestants, relevés selon un principe d’inventaire et envisagés comme des « ready-made » gestuels où le geste utilitaire devient un matériel théâtral et chorégraphique. Il vient se mêler à des paroles issues d’interviews, à l’intervention d’un témoin extérieur au spectacle, à des pas de danses traditionnelles repris lors des événements politiques et sociaux, et à des codes gestuels et vestimentaires de différents mouvements de contestations. WERFEN s’envisage comme une « enquête poétique », une tentative de condensation et d’ouverture, de jonction entre le factuel documentaire et ses digressions, ses imaginations possibles, comme des possibles autres mondes, des hétérotopies à construire.

PROPOS

WERFEN : verbe allemand signifiant , jeter, lancer, soulever, balancer…
Comment donner à voir la réalité sociale et gestuelle des manifestant.e.s ? La représentation du peuple en manifestation et ouvrir des brèches dans les images données d’avances, celles véhiculées dans les médias ? Comment parler des manifestations sans tomber dans la répétition, la séduction des images et la réduction du propos ? Comment utiliser l’aspect abstrait, parfois irréel et formel de la danse contemporaine ?
La recherche de terrain, les témoignages et l’écriture de paroles dites « ordinaires » de manifestant.e.s et d’émeutier.e.s est une clé et une possibilité pour trouver sa place en tant qu’artiste dans ce sujet. Par l’attention à l’individu, la recherche documentaire à base d’entretiens, il est possible de déceler des paroles qui vont à l’encontre des clichés et des discours.
Comment tisser ces paroles avec les gestes et de mouvements issus du réel ? En envisageant un entrelacement de chorégraphies et de mots dans un dispositif quadrifrontal, où les spectateurs sont partie prenante, où les interprètes sont acteurs des changements scéniques et de la mise en place des univers.
Comment éviter de plonger dans son sujet et de s’y perdre, de répéter le réel sans plus avoir de subjectivité artistique ? Comment croiser imaginaires et réels, rendre vertueux leur proximité ? Comment, envisager un ailleurs, une nouvelle hétérotopie ?
En croisant des gestes de manifestants, des danses traditionnelles populaires (aussi réprimées en leur temps), des imaginaires de la forêt devenues zones à défendre, de la nature, les paroles et les sons, en frottant le réel au scénique, quitte à le perdre parfois, il est possible de créer une force, un concentré, une condensation métaphorique, préfiguration d’une nouvelle hétérotopie, solidaire, énergique sans pour autant quitter le sol, quitter les humains et la réalité contemporaine, la réalité de la crise sociale, écologique et économique, car, finalement, tout ceci est lié.

LA COMPAGNIE

Fondée par Audrey Gary en 2013 la Compagnie Juste Ici est tournée vers la création de spectacles hybrides, où les disciplines artistiques sont considérées comme des langages. Danse, théâtre, arts plastiques sont convoqués par la nécessité du propos défendu.
Audrey Gary fonde son travail sur l’observation de notre société et ses potentialités surréelles. Elle s’intéresse aux groupes sociaux et à leurs dynamiques. Après avoir exploré le noyau familial contemporain avec Horla(s), Repas de Famille, elle oriente son travail vers un groupe social, spontané, beaucoup plus large et mouvant : les manifestants.
Depuis janvier 2019, la compagnie prépare son deuxième spectacle, WERFEN, pièce chorégraphique autour du geste de révolte (résidences : Quai des Arts (La Plateforme) – Cugnaux, CIAM La Fabrique – Toulouse, CDN Nanterre- Amandiers, La Place de la Danse – Toulouse) .
Soucieuse de transmission et de lien avec les publics, la Compagnie Juste Ici mène depuis 2014 de nombreux ateliers pédagogiques auprès de collèges (Emile Zola -Toulouse) et lycées (lycée agricole de Pamiers, 2019-2020). Au cours de ces ateliers la compagnie continue l’exploration de la notion de groupe en créant des partitions rythmiques et physiques et en mettant en place des ateliers d’écritures.
La compagnie est lauréate de l’appel à projets culturels 2019 de Toulouse Métropole pour le projet chorégraphique et participatif La Beauté des Gestes, sur les communes de Fonbeauzard, Gratentour et Seilh, avec le soutien de L’Usine, CNAREP – Tournefeuille, projet finalisé le 19 juin 2021 à Fonbeauzard.

BIO(S)

AUDREY GARY
Metteuse en scène ayant longtemps pratiqué la danse contemporaine à Toulouse, Audrey Gary a étudié l’histoire de l’art, les arts du spectacle et été assistante à la mise en scène durant plusieurs années auprès de Laurent Pelly, Agathe Mélinand au Théâtre National de Toulouse et d’Anne Lefèvre au Théâtre Le Vent des Signes. Directrice artistique de la Compagnie Juste Ici, elle crée 2014 une première pièce de danse théâtre Horla(s) Repas de Famille créé au Théâtre Le Vent des Signes à Toulouse. En 2017-2018 elle est étudiante au sein du Master professionnel de mise en scène et dramaturgie de l’Université Paris-Nanterre. Elle y effectue de nombreux workshops avec David Lescot, Kasia Torz et Gisèle Vienne, Marie-Christine Soma, Agnès Bourgeois et Ludovic Fouquet et présente ses travaux à la Nuit des Idées, au CND et au Théâtre Nanterre-Amandiers. Elle y rencontre également Sanja Mitrovic, metteure en scène serbe travaillant en Belgique auprès de laquelle elle est assistante pour My Revolution is Better Than Yours créé en mai 2018 au Théâtre Nanterre- Amandiers.

 

CAMILLE LOUIS (regard dramaturgique cession 2019)
Née en 1984, Camille Louis est à la fois artiste dramaturge, co-initiatrice du collectif international kom.post (composé de chercheurs, artistes et activistes) et docteure en philosophie, enseignant dans les Universités de Paris 7 et Paris 8. Ses recherches se situent au croisement de l’art et de la politique et elles s’incarnent dans des propositions dramaturgiques de types divers qui visent, toujours, à modifier les conditions de perception de ce que l’on nomme « action » (drama). Cette exigence circule des nombreux articles et essais qu’elle a publiés en France principalement, aux conférences performatives présentées dans de multiples universités ou festivals internationaux, en passant par différents dispositifs artistiques montrés dans de prestigieux festivals à travers le monde. Les travaux artistiques de Camille Louis ont notamment été montrés au festival d’Avignon, festival TanzImAugust de Berlin, Biennale de Moscou, festival MIR d’Athenes, Idance à Istanbul, Festival International de Buenos Aires et, pour l’année 2017, festival Experimenta Sur de Bogota. Pour la saison 2016-2017, elle est dramaturge associée de la Maison du spectacle vivant, La Bellone à Bruxelles et elle vit et travaille entre Athènes, Bruxelles et la Colombie.

 

CHARLES ROBINSON
Depuis la publication de Génie du proxénétisme, Charles Robinson travaille dans quatre directions qui s’entrelacent : l’écriture, la création sonore, la littérature live, le numérique.
Son dernier roman, Fabrication de la guerre civile (Le Seuil, 2016) clôt un cycle consacré à la vie dans une Cité de banlieue. Un cycle formé de deux romans, une pièce radiophonique et de nombreuses formes hybrides pour la scène.
Charles Robinson explore la manière dont nous sommes au monde et en sociétés à travers ses romans et performances poétiques. Génie du Proxénétisme dresse les portraits d’entrepreneurs épanouis. Le livre a reçu le Prix Sade et a été adapté au théâtre. Dans les Cités, premier volet d’un cycle romanesque consacré à une cité de banlieue, devient une pièce radiophonique pour France Culture. Fabrication de la guerre civile, second volet du cycle, paraît en 2016 sous forme de roman, reçoit le prix Louis Barthou décerné par l’Académie française, et se prolonge sur scène sous de multiples formes, dont une lecture pour trois musiciens et deux lecteurs : Les Pigeonniers, c’est Disneyland après la Bombe.
Ce travail poursuit une expérimentation de la lecture en public qui croise travail sur les voix, enregistrements sur le terrain, création musicale et vidéo, collaborations protéiformes et corps en mouvement.

 

JÉRÔME SOUILLOT
Plasticien et particulièrement dessinateur il vit et travaille à Toulouse. Diplômé en Arts Graphique il devient comédien dans la Cie de Claude Bardouil et réalise scénographies et costumes pour la chorégraphe Coraline Lamaison. Sa pratique du dessin prend le dessus ces dernières années et le mène à la performance graphique, à la peinture et au grand format. Ses thèmes de travail sont le paysage, le secret et le rêve éveillé.

 

 

Interprètes :

COLINE BULLOZ
Elle se forme en danse contemporaine au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, en Espagne au sein de la compagnie CobosMika, à Toulouse en 2016 elle intègre la formation Extension du Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) puis elle poursuit avec le dispositif d’Accompagnement au métiers d’artiste chorégraphique (A.M.A.C) porté par la Compagnie les Gens Charles. 
Au sein de ses formations elle rencontre les chorégraphes ( Fanny de Chaillé, Marc Lorimer, Marta Izquierdo, Alessandro Sciarroni, Olivia Grandville, Noé Soulier…) Elle est interprète pour Justine Duvinage dans sa création Obviously, qui mélange danse et théâtre et pour Willi Dorner dans Bodies in urban spaces en collaboration avec le Théâtre de la Ville de Valence. D’un autre côté elle se forme au massage auprès d’une structure qui accompagne les athlètes, ce qui lui permet d’approfondir son rapport au corps.

 

JADE PELAPRAT
Jade Pelaprat, intègre à l’âge de 7ans le cursus du conservatoire National de la Rochelle. En danse classique, contemporain et jazz. A 18 ans, elle entre en formation pré-professionnelle du Jeune Ballet Atlantique, en danse contemporaine pendant 2 ans. En 2013 la formation professionnelle danseur interprète au centre James Carles à Toulouse. Elle collabore maintenant avec le Chorégraphe Samuel Mathieu sur un projet Jeune Public, « Grand Schlem » ainsi qu’une création inter universitaire « Swag » présenté au festival d’Avignon. Elle travaille actuellement pour le chorégraphe Pedro Pauwels sur diverses performances. Elle intègre également le collectif « Hinterland » en collaboration avec 6 danseurs 1 musiciens, 1 cinéaste et 1 plasticien.

 

THAIS WESIHAUPT
Thais Weishaput se forme à la danse au junior ballet du CRR de Lille puis à l’Sidat à Toulouse, où elle obtient sont DE avant d’intégrer la formation Extension du CDCN La Place de la Danse à Toulouse. Durant ses formations elle a travaillé avec Olivier Dubois, Mic Guillaumes, Fanny de Chaillé, Benjamin Vandewalle et Olivia Grandville. Elle entreprend depuis 2018 une formation à la notation Laban au CNSMD de Paris.

 

STEVEN NACOLIS
Steven découvre la danse contemporaine à 18 ans. En parallèle de son cursus universitaire en lettres modernes et cinéma puis en arts du spectacle à l’Université Toulouse Jean-Jaurès, il participe à un laboratoire de recherche chorégraphique mené par Sylvain Huc en 2016, qui donnera naissance à Gameboy, et renouvelle cette expérience en 2018 avec Samuel Mathieu, pour le projet participatif intitulé Swag. Été 2018, il décide de créer une association pour porter à son tour un projet participatif avec 16 étudiants, intitulé Récréation, pour lequel est attribué en 2019 le 2ème prix national au concours de création étudiante, catégorie théâtre. Juin 2021, Steven termine la formation Extensions : cycle de perfectionnement pour danseur contemporain, au CDCN La Place de la Danse – Toulouse/Occitanie, au cours de laquelle il s’est nourri des corps, du regard et des expériences de Mark Lorimer, Christophe Le Goff, Sandrine Maisonneuve, Mathilde Olivares, Ennio Sammarco, entre autres.

LUDO MEPA 
Réalisateur sonore qui aime à s’aventurer dans différents territoires des sons. Il navigue dans les mondes de la radio mais aussi de la création pour la scène ainsi que celui de régie son laissant la porosité de chacun de ces mondes disparaitre. Quand la radio s’invite sur scène et vice versa.
Membre des collectifs Les Obliques et La Disquette, lorsqu’il n’invente pas collectivement des mondes dans les émissions Brasero et Appelle ça comme tu veux, il travaille avec les compagnies Amare, le bestiaire à Pampilles, Philippe Découflé et Juste ici en utilisant différentes matières sonores.

 

EMMA THONNEAU
Régisseuse et créatrice lumière Emma travaille entre Toulouse et Paris. Après quelques années au plateau en tant que metteuse en scène, c’est vers la lumière que son travail se dirige, inspirée par la littérature japonaise et les lumières crues de la Tunisie ou elle a grandi, elle entame des études en art du spectacle et en histoire de l’art. Elle se forme en travaillant dans différents lieux et au CSCV qu’elle intègre en 2019. Elle rejoint le Collectif te salue et collabore avec eux sur trois spectacles, elle assiste aussi dans différents projets le collectif d’éclairagiste Superflux. Après le théatre ses projets en developpement s’oriente vers la musique avec des groupes en devenir, la danse, ainsi qu’une adaptation d’un cabaret queer et feministe.

Distribution

Conception : Audrey Gary
Avec : Steven Nacolis, Coline Bulloz, Jade Pélaprat et Thais Weishaupt.
L’invitée/témoin : Elsa Pivo.
Regards dramaturgiques : Camille Louis et Charles Robinson.
Les costumes et la scénographie : Jérôme Souillot.
Création/régie lumière : Emma Thonneau
Création/régie son : Ludo Mépa
Chargé de production : Louis Gry.

 

Une production de la Cie Juste Ici
Co-production : Théâtre Jules Julien
Avec le soutien de : La Région Occitanie, le CD31 et la Ville de Toulouse.
Partenariats / résidences / programmation : Théâtre Jules Julien, Ring – Scène Périphérique, le CC Job et le CC Alban Minville.
Accueils studios : CIAM La Fabrique, La Plateforme/Cie Samuel Mathieu/Quai des Arts de Cugnaux, CDN Nanterre-Amandiers, CDCN La Place de la Danse, le TPN – Théâtre du Pont Neuf, Le Point Ephémère (Paris).
Premières prévues en mai 2022 au Ring Scène Périphérique en partenariat avec le CC Job et en juin 2022 au CC Alban Minville.

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